J’ai lu, j’ai vu #3

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Déjà un an que je n’ai plus publié d’article sur mes dernières lectures et les films vus. Il est donc temps de rattraper mon retard !

J’ai lu


Le voyage dans le passé – Stefan Zweig (4/5)

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir les ouvrages de Stefan Zweig. J’ai trouvé celui-ci aux Petits Riens. Il s’agit d’une nouvelle récemment traduite dans son intégralité, suivie du texte original en allemand.
L’histoire est somme toute assez classique : un garçon tombe éperdument amoureux d’une femme plus âgée, doit partir à l’étranger, puis la retrouve après de nombreuses années. Mais la force de ce récit réside dans sa prose et dans son analyse psychologique. Cette lecture m’a tout bonnement emportée. Une fois le livre refermé, je n’ai qu’une phrase qui me vient à l’esprit : “Que c’était beau !”.

 

Elle dort dans la mer – Louise Longo (4/5)

Je ne me souviens pas de ce fait divers : une mère qui a perdu son enfant suite à un naufrage. Mais il faut dire que j’avais à peine 10 ans. C’est donc sans aucun apriori que j’ai commencé cette histoire.
On est plongé dans le récit poignant de Louise Longo, qui est partie en mer avec son ex-mari, Bernard, et sa fille Gaëlla. Une tempête survient, et les deux adultes prennent la décision de quitter le navire et rejoindre le canot de sauvetage.
Ce livre est très émouvant et prenant, j’ai eu du mal à le lâcher. L’écriture est simple et fluide, arrive à faire passer une foule d’émotions. Un récit qui prend véritablement aux tripes, et qui suscite aussi l’indignation quant à l’ “accueil” que la rescapée a reçu.
Un ouvrage que je conseille fortement pour sa force émotionnelle, mais aussi pour comprendre qu’on est bien peu de chose face à la force de la nature.

Pitié pour le mal – Bernard Tirtiaux (4/5)

Fin août 1944, un groupe de soldats allemands sur le retour réquisitionne Gaillard, un cheval brabançon. La famille de l’animal ne peut que regarder leur fierté partir. Mais c’est sans compter sur l’un des jeunes fils, Mutien, qui décide de le suivre afin de le récupérer. Dans ce long voyage, il est accompagné de son petit-frère, Abel. Ce dernier est le narrateur. Le récit est ponctué de retours dans le présent, avec un regard d’adulte sur ce périple somme toute assez risqué.
J’ai beaucoup aimé ce roman qui dresse un portrait large et varié en cette fin de guerre. On y retrouve des Allemands convaincus, d’autres beaucoup moins, les ravages de la guerre (tant matériels que psychologiques), la vision diamétralement opposée des deux frères, mais c’est surtout de pardon qu’il est question. Un ouvrage qui donne matière à réfléchir, et offre un regard nouveau sur les relations entre ennemis.

La trahison de Thomas Spencer – Philippe Besson (2/5)

Mon premier roman de Philippe Besson. J’avais hâte de découvrir cet auteur, mais quelle ne fût pas ma déception ! L’histoire est tellement prévisible ! Dès les premières pages, je savais ce qu’il s’était passé. Aucune surprise donc. Pire, je n’ai pris aucun plaisir dans cette lecture. Le narrateur, Thomas Spencer, nous raconte sa vie et les événements qui l’ont marqué. Pour ma part, j’ai plutôt l’impression qu’il essaie au fil des pages de se dédouaner de sa trahison, de trouver des excuses, une attitude que je trouve irritable au plus haut point !
Je n’ai pas du tout accroché, ni aimé ce roman. Un récit banal, vu et revu, et un narrateur qui n’attire en aucun cas la sympathie.

La petite cueilleuse de perles – Hélène Gloria et Victorine Schwebach (4/5)*

La petite cueilleuse de perles suit l’adolescente Fuki, entre passion, amitié et déception. Impossible de ne pas se retrouver au moins une fois dans ce récit. La justesse des mots m’a d’ailleurs ravivé de lointains souvenirs, pas forcément joyeux. Mais voilà bien la force de cet ouvrage : sous son aspect de conte qui oscille entre tradition et modernité, les sujets abordés sont universels.
J’ai également beaucoup apprécié en savoir plus sur la culture japonaise, et plus spécifiquement le monde des amas, ces cueilleuses de perles. Au fil des pages, on s’évade, puis la dure réalité nous rattrape (la méchanceté des autres, une déception, un secret familial, etc.). Bref, la vraie vie quoi !
Je recommande chaudement cet ouvrage aux jeunes comme aux moins jeunes lecteurs. Car derrière l’aspect poétique de ce récit se cache tout un tas de sujets qui amènent à la réflexion. Une vraie perle 😉

 

J’ai vu

 

Borat (3/5)

Ce film aux allures de reportage suit la venue de Borat, reporter du Kazakhstan, aux États-Unis. C’est davantage une suite de séquences qui s’attaquent aux us et coutumes américaines. Certains sujets plus sérieux sont abordés, mais l’ensemble reste très potache. Dommage, car les débuts semblaient prometteurs. Au final, c’est rigolo par moment, et lourd voire grotesque le plus souvent.

Le sens de la fête (3/5)

D’habitude, je ne suis pas fan des comédies françaises, mais ici, j’ai passé un bon moment et ai pas mal rigolé (merci Jean-Pierre Bacri). Ce film nous montre l’envers du décor d’un grand mariage, avec ses couacs et ses petits moments de bonheur. L’humour est là, tout comme le rythme. J’ai par contre été déçue de la fin, bien trop cul-cul la praline pour moi.

 

 

 

Le Grand Bleu (3/5)

On a enfin pris le temps (c’est le cas de le dire : le film dure 2h45) pour regarder ce classique qu’est Le Grand Bleu. J’ai bien aimé l’ambiance, Jean Reno of course et les tourments des personnages. Par contre, c’est quand même très long pour au final pas grand-chose…

*Livre reçu par Babelio sans obligation d’en parler sur le blog.

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